Gestion intégrée des frontières : L’OIM installe les membres du comité de pilotage national

L’Organisation internationale des migrations (OIM) a installé hier au Cercle de Kinshasa les membres du Comité de pilotage national de la gestion intégrée des frontières. Ceci, conformément au vœu des participants à l’atelier national sur la gestion intégrée des frontières tenu à Kinshasa du 03 au 04 novembre 2010 qui avaient recommandé l’installation d’un cadre de concertation national et provincial pour la gestion intégrée des frontières en République démocratique du Congo. C’était en présence du Vice-ministre de l’Intérieur, M. Georges Zuka et d’autres invités de marque.

Kinshasa | jeudi 24 février 2011

Le Comité dont la coordination est confiée au Vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur et de la Sécurité se compose des membres provenant du ministère de l’Intérieur, des Finances, de la Santé, de la Direction générale des migrations (DGM), de la Direction générale des douanes et accises (DGDA), de l’Office congolais de contrôle (OCC), du Programme national d’hygiène aux frontières et de la Direction centrale de la Police nationale congolaise. Quant au rôle de l’OIM, elle participera dans les réunions des Comités de pilotage en jouant un rôle d’appui technique.

Pour M. Michel Tschanz, Chef de mission de l’OIM en RD Congo, ce nouveau cadre de concertation sera utile pour la coordination des activités des services de l’Etat œuvrant à la frontière lors de la mise en œuvre du projet « Continuation du projet de développement de la Police des frontières de la PNC dans les provinces du Nord-Kivu et Sud-Kivu et promotion de la gestion intégrée des frontières en RDC. Par exemple, lorsqu’il s’agira de se mettre d’accord sur les plans de nouveaux postes frontaliers que l’OIM a l’intention de construire à Kasindi, à Kibumba et à la petite barrière à Goma », indique-t-il, avant d’ajouter qu’à son avis, le comité de pilotage devra avoir un but plus large et devenir un forum de discussion technique et de concertation pour les différents services concernés et ministères de tutelle sur la gestion des migrations et des frontières et ne pas se limiter à un seul projet.

Soulignons que ce cadre de concertation est propice dans la recherche d’une gestion qualitative des frontières de la RDC. « La gestion intégrée des frontières s’avère nécessaire en RDC dans la mesure où l’organisation et la sécurisation des frontières est un élément clé dans la stabilisation et le développement des Etats. Surtout que la RDC partage plus de 10.000 Kms de frontière avec neuf pays voisins ; un grand nombre de congolais vivent à proximité des frontières, et puisque les infrastructures de transport à l’intérieur du pays sont encore peu développées, les échanges transfrontaliers ont une importance capitale pour la RDC.

Sensibiliser les acteurs

Selon le Vice-ministre Georges Zuka, qui représentait le Vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur a indiqué que ce Comité de pilotage aura pour but essentiel de sensibiliser les différents ministères et services de l’Etat concernés sur la nécessité d’une gestion intégrée des frontières en RDC, notamment de l’échange d’information et de la coopération entre les services au niveau national, provincial et local, et promouvoir une compréhension commune de la gestion des frontières qui combine la facilitation (le passage rapide des personnes et des biens) avec le contrôle systématique dans un contexte de bonne gouvernance et d’absence de corruption.

Dans ce contexte, a-t-il dit, la Direction générale des migrations (DGM), la DGDA, le Programme national d’Hygiène aux frontières ainsi que le Service de police de frontières de la PNC auront à développer une convivialité et une réelle complicité dans l’accomplissement de leurs activités respectives pour une gestion optimale de nos frontières. Et ceci se justifie par le fait que la RDC avec ses 2.345.000 Km² qu’elle partage avec ses 9 voisins et ses 10.000 Km de frontières, la gestion intégrée ou concertée de ses frontières ne peut être qu’un bras séculier pour son développement.

23 février 2011 © L’Avenir - Jean-Marie Nkambua

fontsizedown diminuer le texte
fontsizeup augmenter le texte


Article précédent : DGDA : vulgarisation du nouveau Code douanier
Article suivant : Mwene Ditu : le nombre de services aux frontières en baisse

Galerie | Liens utiles | e-OCC Newsletter | Emploi | Espace membre | Flux RSS | Mentions légales | Plan du site | Contactez nous
| | Suivre la vie du site RSS 2.0 IMPLANTATIONS